Cours de Clown Théâtre

L’objectif des stages que j’organise est d’accompagner le groupe et chaque individu vers un état d’éveil et de disponibilité, nécessaires pour trouver les ressorts du jeu clownesque et burlesque. Nous nous appuyons sur des exercices ludiques et sur l’improvisation pour explorer « tous les possibles », sentir la liberté de jeu, développer l’imaginaire de chacun, retrouver le plaisir de jouer de tout dans l’instant présent, « être » au lieu de « faire » le clown, accepter d’être ridicule, de se perdre, de lâcher prise…afin d’offrir avec générosité la « connerie » du clown au public.

Les axes d’expériences : le corps dans l’espace, les émotions, l’écoute (plateau, partenaire, public et soi-même) et le rythme…

Contenu : réveil corporel, respiration consciente, jeux collectifs et improvisations en solo, duo, trio, troupo !

Pour qui ? Aucun pré requis n’est nécessaire pour ces stages ouvert à tous. Limité à 12 participants pour garantir la qualité de l’expérience.

Historiquement, le clown apparaît dans les cirques équestres anglais du XVIIIème siècle. Pour réaliser les entre-deux numéros, des garçons de ferme avaient été embauchés dans le rôle de serviteurs benêts. De par leur accoutrement face aux autres artistes ‘pailletés’ et leur maladresse naturelle, le public riait aux éclats.

Le duo traditionnel Auguste / Clown blanc s’est ainsi petit à petit instauré dans les cirques du monde entier. Le ‘Blanc’ est plus élevé dans l’échelle sociale si on le met face à l’ ‘Auguste’, il est plus intelligent, distingué, aérien, plus autoritaire aussi. Il met en valeur les ‘conneries’ de l’Auguste, plus ‘lourdaud’. En réalisant une performance, l’Auguste échoue souvent, avec sa maladresse innée, malgré toutes ses bonnes intentions et sa bonne volonté.

Qu’il soit en duo, solo ou même trio, le clown se moque bien du ridicule ! C’est bien d’ailleurs dans nos failles d’être humain, nos défauts, nos bêtises que nous sommes drôles, ou plus largement, touchants. Il n’est pas question ici de se juger mais bien de redécouvrir la spontanéité de l’enfant que nous étions pour oser être nous-même, oser s’accepter sous notre vraie nature, oser exister simplement, oser être vivant, pour mettre tout ça au service du personnage clownesque.

Il s’agit là d’enlever nos propres limites que nous nous fixons en tant qu’adulte. Oser le fait d’« Être » sans jugement, de s’exprimer librement, de livrer ses émotions sans retenue n’est pas une mince affaire… mais elle est l’histoire du clown, elle est aussi l’histoire de l’Humanité.

Et le public dans tout cela ? Il est le récepteur. Mais pas un simple récepteur. Non comme un comédien, le clown s’adresse très directement au public en le prenant à partie très concrètement. Dans la pratique du Clown, il n’y a pas de ‘quatrième mur’ comme au Théâtre. Le public s’identifie alors facilement à ses propres fragilités que le clown met en lumière. On pourrait qualifier ce dernier comme un exutoire. Oui, on aime voir le clown être en difficulté et ça fait beaucoup rire car il fait écho à des situations que chaque être humain peut vivre quotidiennement. 

Oui, le Clown est bien l’art de rire de la condition humaine, à l’heure où la société vit sous le rythme effréné de la performance et du « Faire ».

Clown GBV (8)